Etanchéité à l’air, nouvel enjeu énergétique
Aller plus loin
Critère essentiel pour l’obtention du label BBC Effinergie , l’étanchéité à l’air caractérise, avec l’isolation thermique et la ventilation, un passage obligé pour réussir un projet de maison passive ou de maison basse consommation.
Qu'est-ce que l'étanchéité à l'air ?
L’heure étant à la maison basse consommation, les acteurs du bâtiment s’orientent vers une nouvelle conception de l’enveloppe à la fois isolée, saine et ventilée. Cette nouvelle approche du bâti va permettre de traquer les fuites d'air dues aux défauts dans la construction et synonymes de diminution de l’efficacité de l ’isolation thermique .
Assurer un bon niveau d’étanchéité à l’air c’est donc être capable de maîtriser les flux d’air à l'intérieur pour un habitat sain, confortable et économe en énergie.
L’étanchéité à l’air d'une construction est la garantie :
- de la qualité de l'air intérieur ,
- de la bonne isolation thermique du logement,
- d’une meilleure performance énergétique ,
- de la conservation et pérennité du bâtiment.
Exigences en matière d'étanchéité à l'air
Dans le cadre de la
RT 2005
, une valeur de perméabilité à l'air de 1,3 m3 par m² de paroi déperditive (hors planchers) par heure est prise en compte par défaut pour la note de calcul thermique.
Pour l’atteinte du niveau
BBC
et de la
RT 2012
(applicable au 1er janvier 2013), c’est un niveau de perméabilité à l’air de 0,6 m3/(h.m²) qui est imposé en maison individuelle, ce qui représente un gain énergétique de 15 % sur l'ensemble du bâti.
Que ce soit dans le cadre de la
RT 2005
ou celui de la
RT 2012
, l’étanchéité à l’air est une composante majeure de l’efficacité énergétique du bâtiment. Mais c’est également un facteur de confort pour les habitants de la maison.
Une étanchéité à l’air maîtrisée limite également les risques de condensation ponctuels sur le bâti et le préserve dans le temps.
Comment garantir un niveau d’étanchéité à l’air réglementaire ?
La réalisation d’une bonne étanchéité à l’air repose avant tout sur une démarche de qualité globale dans l’acte de construire et pas seulement sur l'utilisation de bons produits.
Dans ce but, le constructeur doit :
- s’assurer que l’objectif d’étanchéité à l’air est précisé dans la consultation des entreprises et dans les contrats de sous-traitance
- identifier les liaisons sensibles et proposer un traitement adapté au principe constructif retenu ainsi qu’au réseau aéraulique le cas échéant
- informer les professionnels intervenant sur le chantier sur la façon dont les liaisons sensibles doivent être traitées
- planifier les points d’arrêts pour vérifier la pose correcte des matériaux de construction, équipements et produits d’étanchéité au cours du chantier conformément aux détails constructifs notamment
- documenter la vérification des points traités lors des points d’arrêts et plus généralement lors des visites de chantier ainsi que les mesures prises suite à des écarts constatés sur le chantier.
La prise en compte des points sensibles :
Il faut avant tout éviter de mettre en relation le volume chauffé avec un volume ventilé par de l'air extérieur.
Exemples :
- Couverture : respect du CPT 35-60 avec pose d’une membrane étanche à l’air
- Menuiseries : parfaite étanchéité entre gros œuvre et menuiseries (reprise éventuelle de la maçonnerie)
- Fumisterie : traiter l’écart au feu du conduit dans sa trémie
- Fluides : disposer les équipements dans le volume chauffé et reboucher systématiquement toutes les canalisations traversantes (gaines, trémie pour l’évacuation des eaux usées dans un plancher d’étage, boîtier électrique dans un doublage…).

