Carrière de Saint-Jean-de-Maurienne (73)
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Arrêté préfectoral du 25 juillet 2001
Située sur les communes de Saint-Jean-de-Maurienne et Saint-Pancrace, en Savoie, la carrière produit annuellement 350 000 tonnes de gypse et d’anhydrite pour alimenter l’usine Placoplatre de fabrication de plaques de plâtre de Chambéry (275 000 tonnes par an) et les cimenteries régionales (75 000 tonnes).
Elle est exploitée depuis plus de trente ans par la société Gypse de Maurienne, dont les actionnaires sont Placoplatre (77%), Vicat (20%) et la famille Bouttaz (3%).
Vue en plan de l'implantation de la carrière
Chiffres-clés :
- Salariés : 12 salariés et une quarantaine d’emplois indirects
- Superficie : 33 hectares
- Gypse extrait : 350 000 tonnes par an
Extraction et traitement du gypse
Extraction du gypse :
Après décapage des terres de découverte, l’extraction du gypse se fait par tirs de mine.
Le gypse est ensuite descendu sur la partie basse de la carrière par jets successifs entre les étages.
Installation de traitement du gypse :
Le gypse et l’anhydrite sont concassés dans l’installation de traitement située sur la carrière.
Le stockage se fait dans 4 silos. 3 sont réservés au gypse destiné à l’usine de plaques de plâtre de Chambéry, le 4e est réservé au gypse et à l’anhydrite destinés aux cimenteries régionales.
Une carrière respectueuse de son environnement
Suivi environnemental :
De nombreuses mesures de réduction d’impact de l’activité sur l’environnement et de suivi environnemental sont réalisées. Les principales mesures sont les suivantes :
Pour réduire les envols de poussières, les pistes sont arrosées, le stockage du gypse se fait en silo, les camions sont systématiquement bâchés. Un contrôle biannuel des retombées de poussières est effectué en 6 endroits. Les résultats sont conformes à la réglementation.
Pour limiter les émissions de vibrations provoquées par les tirs de mines, ceux-ci sont réalisées par la méthode des micro-retards (la charge unitaire est diminuée), et les plans de tirs sont réalisés par des experts. Le contrôle annuel effectué aux habitations riveraines montre des résultats conformes à la réglementation.
Pour réduire le bruit, la carrière de gypse est en activité en période diurne, du lundi au vendredi, le bip de recul des engins a été remplacé par un son grave unidirectionnel à fréquence variable, l’amorçage électrique des tirs de mine se fait en fin de trou, les goulottes des silos sont doublées de caoutchouc. Le contrôle annuel du bruit, en 2 endroits, présente des résultats conformes à la réglementation.
En ce qui concerne l’eau, le stockage des hydrocarbures se fait sur bac étanche, l’entretien et le ravitaillement des engins a lieu sur des aires étanches équipées d’un décanteur-déshuileur, le site est équipé de poudre absorbante en cas de déversement accidentel d’hydrocarbure. Le contrôle annuel de la qualité des eaux du bassin de décantation indique des résultats conformes.
En terme de transport, 1 100 tonnes par jour sont acheminées par train sur 70 km de la gare de Saint-Jean-de-Maurienne jusqu’à l’usine de Chambéry directement. Cela allège le trafic de 11 000 camions par an dans la vallée.
La remise en l’état de la carrière :
Le réaménagement de la carrière s’effectue au fur et à mesure de l’exploitation, c’est ce qu’on appelle le réaménagement coordonné. Il est exclusivement réalisé avec les terres de découvertes et les matériaux stériles de l’exploitation issus du site.
Après régalage de ces terres, celles-ci sont végétalisées (enherbement, plantation d’arbres d’espèces locales).
Le plan de réaménagement est réalisé par un bureau d’étude spécialisé en paysage, en prenant en compte les recommandations d’expert pour garantir la stabilité des sols, réimplanter la faune et la flore, gérer les écoulements des eaux.
Ce plan prévoit la restitution du chemin reliant Pierrepin à Saint-Pancrace une fois l’exploitation de la carrière terminée.