Construction bas carbone et rénovation : guide pratique des BBCA

BBCA

La France s’est engagée à diviser ses émissions de gaz à effet de serre par quatre à l’horizon 2050. Quelle est la place du bas carbone et du label BBCA dans la réalisation de cet objectif ?

Construction et rénovation bas carbone : quelles performances ?


Les objectifs bas carbone

Avec la « stratégie nationale bas carbone, les pouvoirs publics appellent désormais de leurs vœux la construction de bâtiments à la fois sobres en énergie et bas carbone », explique Philippe Pelletier, avocat, président du Plan Bâtiment Durable.

En France, le secteur du bâtiment (résidentiel-tertiaire) est la première source de gaz à effets de serre avec près de 27 % des émissions devant le transport (25 %) et l’alimentation (19 %). En 2015, avec la loi relative à la transition énergétique, la France s’est fixé deux objectifs :

  • 40 % de réduction de ses émissions d’ici 2030, par rapport au niveau de 1990
  • 75 % de réduction de ses émissions d’ici 2050 par rapport au niveau de 1990

Sur la période 2015-2028, il s’agit de réduire de 54 % les émissions, avec déploiement des bâtiments à très basse consommation (BBC) et à énergie positive, accélération des rénovations énergétiques, éco-conception et compteurs intelligents (Stratégie Nationale Bas Carbone - SNBC).


Construction ou rénovation ?

D’après l’association BBCA, la construction d’un mètre carré représente en moyenne 1 tonne de CO2 émis sur l’ensemble de son cycle de vie. Lorsque l’on considère la durée de vie totale du bâtiment, les matériaux de gros œuvre représentent plus de 50 % des émissions de carbone Le second œuvre des lots architecturaux, lui, en couvre 30 % et le second œuvre technique 20 %. Pour agir sur les émissions de carbone lors de la phase de construction, il est donc nécessaire de jouer en priorité sur les lots les plus émissifs.

Réhabiliter un bâtiment permet de conserver les matériaux du gros œuvre et de structure. Cette démarche permet d’économiser plus de 50 % des émissions liées aux matériaux par rapport à une construction neuve. Rénover est donc bénéfique pour les émissions carbone d’un projet, à condition toutefois d’engager une rénovation thermique performante.

Un référentiel technique BBCA

Ce référentiel, élaboré par la Commission technique BCA et le CSTB, mesure l’empreinte carbone du bâtiment. Il est basé sur 4 indicateurs répartis en deux catégories :

Catégorie 1 : Émissions évitées et stockage carbone :

  • Construction raisonnée
  • Exploitation maîtrisée
  • Stockage carbone

Catégorie 2 : Innovation climat :

  • Économie circulaire

Un label BBCA

Le label BBCA atteste de l’exemplarité de l’empreinte carbone d’un bâtiment (on parle alors de bâtiment BBCA). Il repose sur des seuils de référence maximum d’émissions carbone à partir desquels sont évaluées les émissions évitées. Celles-ci s’expriment en kg équivalent CO2/m² de surface de plancher. Le label comporte 3 niveaux de performance :

  • BBCA Standard
  • BBCA Performance
  • BBCA Excellence

Il existe actuellement deux types de label, selon le projet envisagé : le label BBCA Rénovation, pour les réhabilitations, et le label BBCA Construction, pour tout nouveau bâtiment.

La fusion de ces deux labels est prévue prochainement.

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