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Qualité de l'air intérieur
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Qualité de l’air intérieur

Posté le 22.02.2021 - mis à jour le 03.07.2025

Plusieurs études, dont celles de l’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur, ont montré que l’air que nous respirons peut être 5 à 10 fois plus pollué à l’intérieur qu’à l’extérieur.
La dégradation de l’air intérieur peut favoriser l’émergence de symptômes tels que maux de tête, fatigue, irritations, vertiges ...
Face à ce constat, la qualité de l’air intérieur devient une préoccupation légitime de santé publique.

1. D’où viennent les polluants de l’air intérieur et quels sont-ils ?

La dégradation de la qualité de l’air intérieur provient de multiples sources : matériaux de construction et de décoration, systèmes de chauffage ou de climatisation mal réglés, activité humaine (produits d’entretien, bougies...). Les polluants peuvent être de différents types : physiques, chimiques, bactériologiques… Cependant les polluants dits “COV” (Composés Organiques Volatils) sont les plus importants car ils peuvent être jusqu’à 15 fois plus présents dans l’air intérieur que dans l’air extérieur. 

Ils sont omniprésents dans nos intérieurs. Il y a plus de 500 types de polluants que l’on retrouve dans l’air sous forme de gaz. Un des plus répandus et plus connu pour sa toxicité est le formaldéhyde
 

Les pathologies respiratoires sont exacerbées dans l’habitat et maîtriser la qualité de l’air est une grande priorité.
 

Le confort de vie : pourquoi est-ce primordial ?

La qualité de l’acoustique, de la lumière et de l’air intérieur interagissent directement sur notre santé, rappelle Odile Massot*.

Le bruit maintient notre corps en état de stress. Il peut nous empêcher d’atteindre notre sommeil profond, vital pour la récupération, le repos musculaire et la mémorisation. Le jour, un bruit de fond interfère avec notre concentration et diminue notre capacité à apprendre, à nous concentrer et ainsi à mémoriser. 

L’obscurité est tout aussi importante pour la qualité de notre sommeil. Au travail ou à l’école, il faut éviter l’éblouissement, qui fatigue et perturbe l’apprentissage. 

Enfin, les pathologies respiratoires sont exacerbées dans l’habitat et maîtriser la qualité de l’air est une grande priorité. Bien que la pollution intérieure ne soit pas uniquement le fait des matériaux de construction utilisés, une avancée notable est à souligner dans ce domaine : l’étiquetage des produits de construction est désormais obligatoire. Cela reste de l’auto-déclaration, mais c’est déjà un grand progrès : utiliser des matériaux moins émissifs permettra de pallier notamment à la pollution de l’air intérieur par les COV (Composés Organiques Volatils). D’autant que les nouveaux bâtiments à hautes performances énergétiques, préconisant entre autre l’étanchéité à l’air, risquent de concentrer les problèmes sanitaires si l’air intérieur n’est pas renouvelé correctement.”

*Docteur en Endocrinologie et Développement, biochimiste, Consultante-Directrice du cabinet SEPT (Santé Environnement Pour Tous)

2. Quelles sont les réglementations en rapport avec la qualité de l'air intérieur ?

Plusieurs arrêtés sont parus et entrent au fur et à mesure en application :

  • l’étiquetage sanitaire des produits de construction
  • les valeurs-guides concernant l’air intérieur pour le formaldéhyde et le benzène
  • la surveillance de la qualité de l’air intérieur dans certains établissements recevant du public
     

L’étiquetage sanitaire des produits de construction

etiquetage-sanitaire-produits-construction- Placo®

Depuis le 1er septembre 2013, tous les produits de construction en contact avec l’air intérieur doivent être étiquetés pour les émissions de polluants selon l’arrêté du 19 avril 2011. Les produits concernés par l’étiquetage obligatoire sont :

  • les produits de construction ou de revêtement des murs, sols ou plafonds employés à l’intérieur des locaux
  • les produits destinés à la pose ou à la préparation des produits mentionnés

L’étiquetage n’est pas obligatoire pour les produits composés exclusivement de verre ou de métal non traité, ni aux produits de serrure, ferrure ou de visserie. 

Les émissions de ces produits sont mesurées pour dix COV* et pour le total des COV*. Des taux de concentration maximum pour chaque substance sont fixés. La classe attribuée au produit correspond à la classe la plus pénalisante obtenue parmi les substances.
 

etiquetage-sanitaire-produits-construction- Placo®

L’étiquette est apposée sur le produit ou l’emballage avec le texte d’accompagnement ci-dessous : “*Information sur le niveau d’émission de substances volatiles dans l’air intérieur, présentant un risque de toxicité par inhalation, sur une échelle de classe allant de A+ (très faibles émissions) à C (fortes émissions)”.
 

La surveillance de la Qualité de l’Air Intérieur (QAI) dans les Établissements Recevant du Public (ERP) est rendue obligatoire par le décret n°2022-1689 du 29 décembre 2022.

À partir du 1er janvier 2023, sont concernés :

  • Les établissements d’accueil collectif pour les enfants de moins de six ans.
  • Les lieux d’accueil de loisirs mentionnés au 1° du II de l’article R. 227-1 du Code de l’action sociale et des familles.
  • Les établissements d’enseignement ou de formation professionnelle pour le primaire et le secondaire.

À compter du 1er janvier 2025, l’obligation s’étend à :

  • Les structures sociales et médico-sociales associées aux établissements de santé mentionnés à l’article L. 6111-1 du Code de la santé publique, ainsi que les structures de soins de longue durée rattachées à ces établissements.
  • Les établissements relevant des 1°, 2°, 4°, 6°, 7° et 12° du I de l’article L. 312-1 du Code de l’action sociale et des familles.
  • Les structures pour mineurs visées à l’article R. 124-9 du Code de la justice pénale pour mineurs.

Cependant, la surveillance de la QAI ne se limite pas aux ERP : chacun peut évaluer et surveiller la qualité de l’air de son environnement, que ce soit sur son lieu de travail ou à domicile.

La surveillance de la QAI dans certains ERP repose désormais sur un dispositif révisé, structuré en quatre volets :

  1. Évaluation annuelle des moyens d’aération : Inclut, entre autres, une mesure en temps réel de la concentration de dioxyde de carbone dans l’air intérieur.
  2. Autodiagnostic de la QAI : À réaliser au moins tous les quatre ans.
  3. Campagne de mesures des polluants réglementaires : Effectuée à chaque étape majeure de la vie du bâtiment susceptible d’affecter la QAI.
  4. Plan d’actions actualisé : Propose des mesures correctives visant à améliorer la QAI, en s’appuyant sur les résultats de la surveillance. 
     

La qualité de l’air dans les bâtiments neufs et rénovés

L’alliance HQE-GBC a publié des Règles d’application pour l’évaluation de la Qualité de l’air intérieur d’un bâtiment neuf ou rénové à réception ainsi qu’un guide pratique sur les 5 étapes clés pour intégrer, réaliser et valoriser des mesures à réception.

Les polluants à mesurer sont :

tableau-mesure-des-polluants- Placo®

 

Mieux respirer et améliorer la qualité de l'air intérieur | Les Témoignages Placo® thumbnail
Les étiquettes sanitaires, qu’est-ce que c’est ? | Les Experts du Confort thumbnail

3. Comment améliorer la qualité de l’air intérieur ?

Nous passons 90 % de notre temps dans des espaces clos : à la maison, au travail, à l’école... Et nous respirons 8 000 à 12 000 litres d’air par jour, soit 10 à 15 kg.

 

Il est donc important d’adopter les bons gestes pour améliorer la qualité de l’air intérieur :

1- Aérer le logement

Si ouvrir les fenêtres 10 minutes par jour permet de se débarrasser d’une partie de la pollution présente dans l’air, ventiler est le complément indispensable à l’aération si celle-ci n’est pas suffisante ou pas possible. 

Les grilles d’aération et systèmes de ventilation mécaniques doivent aussi être nettoyés et entretenus régulièrement pour que l’air extérieur dilue les polluants qui sont à l’intérieur et pour évacuer l’humidité responsable des moisissures qui libèrent des spores dans l’air et peuvent générer infections et allergies.

 

2- Gérer et contrôler les pollutions

L’activité humaine au sein du bâtiment peut également être une source de dégradation de l’air intérieur. Il est important pour les occupants de ne pas fumer à l’intérieur car la fumée de tabac dégage plus de 300 substances toxiques dont le formaldéhyde. Il faut également éviter d’utiliser des produits désodorisants (sprays, bougies parfumées, parfums d’intérieur).

 

3- Limiter les émissions de polluants à la source

Il faut vérifier les étiquettes sanitaires « émissions dans l’air intérieur” et préférez les produits très peu émissifs et très bien notés (notés A+) comme par exemple, le plâtre et les plaques de plâtre qui sont naturellement très peu émissifs

Il est indispensable de tenir compte des informations qui apparaissent dans les Fiches de Déclaration Environnementale et Sanitaire (FDES) et sur l’étiquetage des émissions en polluants volatils. Les produits Activ’Air® de Placo® permettent de réduire considérablement les COV présents dans l’air intérieur du bâtiment.

 

4- Choisir un mobilier qui n’émet pas de polluants  

La grande majorité des meubles neufs constitués de bois aggloméré mélaminés ou contreplaqués contiennent des colles et solvants qui émettent du formaldéhyde pendant plus de dix ans

4. Quelles sont les solutions Placo® pour améliorer la qualité de l'air intérieur ?

La qualité de l’air intérieur participe au confort de vie. C’est pourquoi Placo® a développé une technologie innovante qui améliore durablement la qualité de l’air intérieur.
 

Le principe

Un composant intégré au gypse durant la fabrication des plaques de plâtre permet d’absorber le formaldéhyde de l’air ambiant, de le transformer en composé inerte puis de le stocker au sein de la plaque de plâtre. La technologie Activ’Air® est active pendant 50 ans*.

* Estimation Placo® sur simulations du centre de recherche Placoplatre®.
 

Des résultats prouvés

  • En laboratoire

La technologie Activ’Air® a été testée par le laboratoire indépendant Eurofins selon la norme ISO 16000-23. 

Les résultats de plusieurs tests effectués ont montré que la technologie Activ’Air® est capable de réduire jusqu’à 70 % la concentration en formaldéhyde de l’air ambiant lorsque le rapport entre “surface de produits Activ’Air® / volume de la pièce” est égal à 1,4. Pour une pièce de 20 m² (hauteur sous plafond 2,50 m), ce rapport est atteint en utilisant des produits Activ’Air® au plafond et aux murs.

Pour une pièce de 20 m2 (hauteur sous plafond 2,50 m), ce rapport est atteint en utilisant des produits Activ’Air® au plafond et aux murs.
 

Efficacité d’Activ’Air®

  • En conditions réelles

Des tests effectués dans une crèche de Kallo (Belgique) ont démontré l’efficacité de la technologie Activ’Air®. Les dalles de faux plafond existantes ont été remplacées par des dalles Gyptone® Activ’Air®, la pièce vérifiant ainsi un rapport surface Activ’Air®/volume de 0,4. 

La concentration en formaldéhyde dans la pièce a été diminuée de 60 % (rapport VITO 2013-MRG-R-46).

Les produits Placo® bénéficiant de la technologie Activ’Air®

L’intégralité de la gamme de plafonds décoratifs et acoustiques Gyptone® et  Rigitone®  bénéficient de la technologie Activ’Air®.

 Les plaques Placo® Duo’Tech® 25 et Placoplatre® BA18S et BA25 ont leur variante en version Activ’Air® ainsi que la gamme de plâtres Lutèce® avec le plâtre Lutèce Air’Pur®. La plaque Placo®  Multiconforts dispose également de la technologie Activ’Air ®. 

Les gammes de doublages thermiques et thermo-acoustiques Placomur® et Doublissimo® sont disponibles avec parement en plaque Placo® Activ’Air®.