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Qualité de l'air intérieur
10 min

Qualité de l’air intérieur

Posté le 22.02.2021 - mis à jour le 15.06.2021

Plusieurs études, dont celles de l’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur, ont montré que l’air que nous respirons peut être 5 à 10 fois plus pollué à l’intérieur qu’à l’extérieur.
La dégradation de l’air intérieur peut favoriser l’émergence de symptômes tels que maux de tête, fatigue, irritations, vertiges ...
Face à ce constat, la qualité de l’air intérieur devient une préoccupation légitime de santé publique.

1. D’où viennent les polluants de l’air intérieur et quels sont-ils ?

La dégradation de la qualité de l’air intérieur provient de multiples sources : matériaux de construction et de décoration, systèmes de chauffage ou de climatisation mal réglés, activité humaine (produits d’entretien...). Les polluants peuvent être de différents types : physiques, chimiques, bactériologiques… Cependant les polluants dits “COV” (Composés Organiques Volatils) sont les plus importants car ils peuvent être jusqu’à 15 fois plus présents dans l’air intérieur que dans l’air extérieur. 

Dans la famille des COV, le formaldéhyde peut être lui aussi jusqu’à 15 fois plus présent à l’intérieur qu’à l’extérieur et ce, été comme hiver. 

Selon les études récentes de l’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur, 85% des bâtiments présentent une concentration supérieure au seuil de 10 μg/m3 d’air de formaldéhyde avec 20 μg/m3 d’air en moyenne et des valeurs jusqu’à 80 μg/m3 !

Comment améliorer la qualité de l’air intérieur ?

1. Limiter les émissions de polluants à la source

Les produits de construction jouent un rôle non négligeable sur la qualité de l’air intérieur. Il est donc indispensable de tenir compte des informations qui apparaissent dans les Fiches de Déclaration Environnementale et Sanitaire (FDE&S) et sur l’étiquetage des émissions en polluants volatils.
 

2. Evacuer les polluants par le renouvellement de l’air

Si ouvrir les fenêtres 10 minutes par jour permet de se débarrasser d’une partie de la pollution présente dans l’air, ventiler est le complément indispensable à l’aération si celle-ci n’est pas suffisante.
 

3. Gérer et contrôler les pollutions

Les produits de construction et les équipements du bâtiment ne sont pas les seuls facteurs qui influencent la qualité de l’air intérieur. Les occupants eux-mêmes peuvent être à l’origine d’une dégradation de l’air, notamment à travers l’entretien des bâtiments.
 

4. Epurer l’air

On trouve sur le marché des matériaux de construction dits actifs ayant l’avantage d’absorber certains polluants présents dans l’air intérieur. C’est le cas des produits Placo® dotés de la technologie Activ’Air®.
 

Les pathologies respiratoires sont exacerbées dans l’habitat et maîtriser la qualité de l’air est une grande priorité.
 

Le confort de vie : pourquoi est-ce primordial ?

La qualité de l’acoustique, de la lumière et de l’air intérieur interagissent directement sur notre santé, rappelle Odile Massot*.

Le bruit maintient notre corps en état de stress. Il peut nous empêcher d’atteindre notre sommeil profond, vital pour la récupération, le repos musculaire et la mémorisation. Le jour, un bruit de fond interfère avec notre concentration et diminue notre capacité à apprendre, à nous concentrer et ainsi à mémoriser. 

L’obscurité est tout aussi importante pour la qualité de notre sommeil. Au travail ou à l’école, il faut éviter l’éblouissement, qui fatigue et perturbe l’apprentissage. 

Enfin, les pathologies respiratoires sont exacerbées dans l’habitat et maîtriser la qualité de l’air est une grande priorité. Bien que la pollution intérieure ne soit pas uniquement le fait des matériaux de construction utilisés, une avancée notable est à souligner dans ce domaine : l’étiquetage des produits de construction est désormais obligatoire. Cela reste de l’auto-déclaration, mais c’est déjà un grand progrès : utiliser des matériaux moins émissifs permettra de pallier notamment à la pollution de l’air intérieur par les COV (Composés Organiques Volatils). D’autant que les nouveaux bâtiments à hautes performances énergétiques, préconisant entre autre l’étanchéité à l’air, risquent de concentrer les problèmes sanitaires si l’air intérieur n’est pas renouvelé correctement.”

*Docteur en Endocrinologie et Développement, biochimiste, Consultante-Directrice du cabinet SEPT (Santé Environnement Pour Tous)

2. Quelles sont les réglementations en rapport avec la qualité de l'air intérieur ?

Plusieurs arrêtés sont parus et entrent au fur et à mesure en application :

  • l’étiquetage sanitaire des produits de construction
  • les valeurs-guides concernant l’air intérieur pour le formaldéhyde et le benzène
  • la surveillance de la qualité de l’air intérieur dans certains établissements recevant du public
     

L’étiquetage sanitaire des produits de construction

etiquetage-sanitaire-produits-construction- Placo®

Depuis le 1er septembre 2013, tous les produits de construction en contact avec l’air intérieur doivent être étiquetés pour les émissions de polluants selon l’arrêté du 19 avril 2011. Les produits concernés par l’étiquetage obligatoire sont :

  • les produits de construction ou de revêtement des murs, sols ou plafonds employés à l’intérieur des locaux
  • les produits destinés à la pose ou à la préparation des produits mentionnés

L’étiquetage n’est pas obligatoire pour les produits composés exclusivement de verre ou de métal non traité, ni aux produits de serrure, ferrure ou de visserie. 

Les émissions de ces produits sont mesurées pour dix COV* et pour le total des COV*. Des taux de concentration maximum pour chaque substance sont fixés. La classe attribuée au produit correspond à la classe la plus pénalisante obtenue parmi les substances.
 

etiquetage-sanitaire-produits-construction- Placo®

 

L’étiquette est apposée sur le produit ou l’emballage avec le texte d’accompagnement ci-dessous : “*Information sur le niveau d’émission de substances volatiles dans l’air intérieur, présentant un risque de toxicité par inhalation, sur une échelle de classe allant de A+ (très faibles émissions) à C (fortes émissions)”.
 

La qualité de l’air dans les crèches et les écoles

L’entrée en vigueur de la surveillance de la qualité de l’air intérieur est progressive et devra être achevée avant le :

  • 1er janvier 2018 pour les établissements d’accueil collectif d’enfants de moins de six ans, les écoles maternelles et les écoles élémentaires
  • 1er janvier 2020 pour les centres de loisirs et les établissements d’enseignement ou de formation professionnelle du second degré (collèges, lycées, etc.)
  • 1er janvier 2023 pour les autres établissements. La surveillance de la qualité de l’air intérieur dans les crèches et établissements scolaires repose sur une démarche progressive :
    • L’évaluation obligatoire des moyens d’aération de l’établissement (étape 1)
       
  • La mise en œuvre, au choix :
    • d’un plan d’actions réalisé à partir d’un bilan des pratiques observées dans l’établissement
      (étape 2)
    • d’une campagne de mesures de la qualité de l’air intérieur (étape 2bis)
       

ÉTAPE 1 : Réalisation d’une évaluation des moyens d’aération et de ventilation

Elle portera sur :

  • la vérification de l’opérabilité des ouvrants (fenêtres) donnant sur l’extérieur
  • le contrôle des bouches ou grilles d’aération existantes. Si une anomalie est constatée, elle sera signalée.
     

Étape 2 : Mise en œuvre d’un programme d’actions de prévention dans l’établissement

Des grilles d’auto-diagnostic sont proposées. Concernant les produits de construction, il est recommandé de privilégier les produits de construction ayant un étiquetage A+.

Étape 2bis : Campagne de mesures de la qualité de l’air intérieur

Une surveillance de la qualité de l’air intérieur devra être réalisée tous les sept ans. Néanmoins, en cas de dépassement des valeurs limites, une nouvelle surveillance sera à réaliser dans les deux ans. La surveillance sera réalisée par des organismes accrédités par le Comité français d’accréditation (Cofrac).

Les substances à mesurer sont :

  • le formaldéhyde, substance irritante pour le nez et les voies respiratoires, émise par certains matériaux de construction, le mobilier, certaines colles, les produits d’entretien, etc.
  • le benzène, substance cancérigène issue de la combustion (gaz d’échappement notamment) le dioxyde de carbone (CO2), représentatif du niveau de confinement, signe d’une accumulation de polluants dans les locaux.

Les mesures s’étaleront sur deux semaines non successives de présence des enfants. Elles seront réalisées avec des dispositifs silencieux et non susceptibles de perturber les enfants ou le déroulement des cours.
Les concentrations en formaldéhyde et en benzène pouvant varier fortement d’une saison à l’autre, la qualité de l’air sera mesurée sur deux périodes différentes : période froide (entre novembre et février) ; période chaude (en septembre / octobre ou en avril /mai selon les établissements).

Les résultats des mesures doivent être communiqués au propriétaire (ou le cas échéant à l’exploitant) dans un délai de 60 jours après les prélèvements.
En cas de dépassement des valeurs, ce délai est seulement de 15 jours. Le préfet du département devra aussi être informé.

L’organisme en charge de réaliser l’évaluation des moyens d’aération enverra le rapport sur l’évaluation des moyens d’aération dans un délai de 30 jours

Les valeurs de référence pour l’interprétation des résultats sont :

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Les personnes qui fréquentent les établissements doivent être informées sous 1 mois après la réception du dernier rapport. 

En cas de dépassement des valeurs-limites :

 Une expertise devra être réalisée. Le rapport d’expertise doit contenir les éléments nécessaires aux choix de mesures pérennes et adaptées.
 

La qualité de l’air dans les bâtiments neufs et rénovés

À ce jour, il n’existe pas de réglementation pour les bâtiments autres que les crèches et les écoles. L’alliance HQE-GBC a publié des Règles d’application pour l’évaluation de la Qualité de l’air intérieur d’un bâtiment neuf ou rénové à réception ainsi qu’un guide pratique sur les 5 étapes clés pour intégrer, réaliser et valoriser des mesures à réception.

Les polluants à mesurer sont :

tableau-mesure-des-polluants- Placo®

 

Quelles sont les solutions Placo® pour améliorer la qualité de l'air intérieur ?

La qualité de l’air intérieur participe au confort de vie. C’est pourquoi Placo® a développé une technologie innovante qui améliore durablement la qualité de l’air intérieur.
 

Le principe

Un composant intégré au gypse durant la fabrication des plaques de plâtre permet d’absorber le formaldéhyde de l’air ambiant, de le transformer en composé inerte puis de le stocker au sein de la plaque de plâtre. La technologie Activ’Air® est active pendant 50 ans*.

* Estimation Placo® sur simulations du centre de recherche Placoplatre®.
 

Des résultats prouvés

  • En laboratoire

La technologie Activ’Air® a été testée par le laboratoire indépendant Eurofins selon la norme ISO 16000-23. 

Les résultats de plusieurs tests effectués ont montré que la technologie Activ’Air® est capable de réduire jusqu’à 80 % la concentration en formaldéhyde de l’air ambiant lorsque le rapport entre “surface de produits Activ’Air® / volume de la pièce” est égal à 1,3. 

Pour une pièce de 20 m2 (hauteur sous plafond 2,50 m), ce rapport est atteint en utilisant des produits Activ’Air® au plafond et aux murs.
 

  • En conditions réelles

Des tests effectués dans une crèche de Kallo (Belgique) ont démontré l’efficacité de la technologie Activ’Air®. Les dalles de faux plafond existantes ont été remplacées par des dalles Gyptone® Activ’Air®, la pièce vérifiant ainsi un rapport surface Activ’Air®/volume de 0,4. 

La concentration en formaldéhyde dans la pièce a été diminuée de 60 % (rapport VITO 2013-MRG-R-46).

formaldehyde-air-ambiant- Placo®


Les produits Placo® bénéficiant de la technologie Activ’Air®

L’intégralité de la gamme de plafonds décoratifs et acoustiques Gyptone® bénéficie de la technologie Activ’Air®, ainsi qu’une partie de la gamme Rigitone®.

 Les plaques Habito®, Placo® Duo’Tech® 25 et Placoplatre® BA18S et BA25 ont leur variante en version Activ’Air® ainsi que la gamme de plâtres Lutèce® avec le plâtre Lutèce Air’Pur®

Les gammes de doublages thermiques et thermo-acoustiques Placomur® et Doublissimo® sont disponibles avec parement en plaque Placo® Activ’Air®.

Le saviez-vous ?

Nous passons 85% de notre temps dans les espaces clos : à la maison, au travail, à l’école…
Nous respirons 8 000 à 12 000 litres d’air par jour, soit 10 à 15 kg.